Magnésium et douleurs cervicales : ce que l’assiette peut, et ce qu’elle ne peut pas !
Une étude récente sur le magnésium et les douleurs cervicales fait parler d’elle… mais que dit-elle vraiment ? Entre ce que la science montre et ce qu’on veut lui faire dire, il y a un monde. Décryptons et comprenons comment j’aide mes clients à se sentir mieux sans douleurs cervicales à Tours.
Une étude récente portant sur près de 3000 personnes souffrant de douleurs cervicales chroniques vient de mettre en évidence un lien avec le magnésium dans leur alimentation. En plus de l’indispensable nécessité de prendre des compléments, il faut d’abord dire précisément ce que cette étude montre, et surtout ce qu’elle ne montre pas.
Vous avez mal à la nuque depuis des années, vous gérez au coup par coup, et personne ne vous a jamais vraiment parlé de ce qu’il y a dans votre assiette ? C’est fréquent, et c’est un manque.
La liste des aliments sources de magnésium est riche et variée. Pour couvrir vos besoins, misez sur les aliments listés ci-dessous ! Les quantités en magnésium sont exprimées pour 100 g d’aliment :
- du chocolat noir (206mg de magnésium) et du cacao (499mg),
- des graines et oléagineux : cacahuètes (168mg), noix de cajou (292), noix du Brésil (367mg), noisettes (163mg), amandes (232mg), graines de sésame (351mg), graines de lin (392mg)…
- des légumes secs et légumineuses : haricots secs (101mg), pois chiches (115mg), lentilles (36mg)…
- des mollusques et fruits de mer : bigorneaux (400mg), crevettes (34mg), calamars (42mg), moules (37mg), palourdes (8mg), coques (68mg), huîtres…
- des poissons gras : anchois (101mg), maquereaux (97mg), sardines (39mg),
- des fruits secs : bananes séchées (105mg contre 35mg pour 100g de banane fraîche), figues (85mg), dattes (43mg), abricots secs (32mg)…
- des légumes : épinards (80mg), avocat (58mg)….
- des produits céréaliers, céréales complètes : pain complet (82mg), pâtes complètes (65mg), sarrasin (230mg), son d’avoine (235mg), farine de soja (253mg), riz complet…
Pour faire le plein de magnésium au moment du déjeuner, vous pouvez cuisiner une salade de lentilles avec des sardines ou des maquereaux, accompagnée de quelques graines de sésame et d’une tranche de pain complet. Au goûter, vous pouvez penser à intégrer quelques fruits secs (bananes, dattes ou figues par exemple) à vos fruits frais.
Si vous pouvez trouver du magnésium dans les aliments, sachez aussi qu’il y a des eaux riches en magnésium. Les eaux minérales source de magnésium apportent plus de 50 mg de magnésium par litre. Vous pouvez ainsi boire les eaux minérales reconnues pour leur apport en magnésium.
En mai 2026, une équipe menée par Zhao R. a publié dans Molecular Nutrition & Food Research une analyse portant sur 2955 personnes souffrant de douleurs cervicales chroniques, suivies dans la grande base de données américaine NHANES. Le résultat : un apport alimentaire plus élevé en magnésium est associé à une mortalité cardiovasculaire plus faible chez ces personnes. Les chercheurs ont aussi identifié une relation avec la mortalité par cancer, avec un seuil au-delà duquel le risque diminue. Une partie de cet effet passerait, selon leur analyse, par une baisse de la protéine C-réactive, un marqueur de l’inflammation dans le sang.
Il faut être précis sur ce que ça veut dire, et surtout sur ce que ça ne veut pas dire. Cette étude est observationnelle : elle montre qu’un lien statistique existe, pas qu’un facteur cause l’autre. Elle porte sur la mortalité, pas sur l’intensité de la douleur cervicale elle-même. Le magnésium n’apparaît nulle part dans cette étude comme un moyen de faire baisser une douleur à la nuque. Dire le contraire serait une erreur de lecture, malhonnête envers vous.
Les auteurs signalent eux-mêmes deux limites importantes. L’apport en magnésium a été mesuré par un simple rappel des repas des dernières 24 heures, ce qui reflète mal des habitudes installées sur des années. Il reste aussi possible que la relation fonctionne dans l’autre sens : les personnes en meilleure santé générale ont peut-être, tout simplement, une alimentation plus riche en magnésium, sans que ce soit le magnésium qui explique leur meilleure santé.
Alors, que retenir concrètement ? Que le terrain alimentaire compte, quand on vit avec une douleur chronique, bien avant l’idée d’une supplémentation isolée. C’est un principe de base en naturopathie : nourrir le terrain plutôt que chercher un comprimé pour chaque symptôme. Le magnésium se trouve naturellement dans des aliments simples et de saison en septembre : les oléagineux (amandes, noix, noisettes), les légumineuses (lentilles, pois chiches), les légumes verts feuillus, les céréales complètes, et certaines eaux minérales fortement minéralisées.
Une supplémentation en magnésium peut avoir un sens dans certaines situations, mais elle se réfléchit avec un professionnel, jamais seule, en particulier si vous prenez déjà des médicaments au long cours ou si vos reins fonctionnent moins bien qu’avant. Ce n’est pas une gélule universelle. C’est une décision qui dépend de votre terrain à vous, pas d’une moyenne statistique.
Votre besoin réel en magnésium dépend de votre alimentation actuelle, de votre terrain et de ce que vous prenez déjà au quotidien. Si vous voulez y voir plus clair sur votre situation, écrivez-moi en message ce que contient une de vos journées type : on regardera ça ensemble, sans engagement.